L’utilisation de la trazodone chez les chevaux peut diminuer la fréquence des pas de 44 %
Ce médicament, antagoniste des récepteurs sérotoninergiques et inhibiteur de la recapture de la sérotonine, pourrait être utile comme traitement adjuvant dans la prise en charge initiale des animaux présentant une laminite aiguë, s’il minimise la marche ou favorise le décubitus.
Dans une étude qui pourrait avoir des implications importantes dans le domaine vétérinaire, des chercheurs ont évalué les effets de l’administration orale de trazodone sur des chevaux en bonne santé en termes d’activité ambulatoire et de position en décubitus. La trazodone, connue pour son rôle d’antagoniste des récepteurs sérotoninergiques et d’inhibiteur de la recapture de la sérotonine, a suscité un intérêt dans la communauté vétérinaire comme traitement adjuvant possible d’affections telles que la laminite aiguë.
Cette étude croisée et randomisée a porté sur huit chevaux sains recevant un placebo ou la trazodone à deux posologies différentes (2,5 et 7,5 mg/kg) par voie orale toutes les 12 heures pendant 48 heures, avec un intervalle de 14 jours entre les traitements. L’objectif a été d’évaluer la manière dont la trazodone affectait l’activité ambulatoire et la position en décubitus chez ces animaux.
Les résultats ont révélé une observation intéressante : la trazodone administrée à la dose de 7,5 mg/kg a réduit de manière significative la fréquence des pas d’environ 44 % par rapport au groupe témoin recevant le placebo. Ce chiffre suggère que la trazodone pourrait exercer un effet inhibiteur sur l’activité ambulatoire des chevaux. Cependant, il convient de noter que la trazodone n’a pas eu d’impact sur la position en décubitus des animaux.
Laminite aiguë
Les chercheurs soulignent que ce résultat pourrait entraîner des conséquences cliniques dans la prise en charge des affections telles que la laminite aiguë, où la réduction de l’activité ambulatoire peut être bénéfique pour le bien-être du cheval. Néanmoins, des recherches complémentaires sont nécessaires pour comprendre pleinement comment la trazodone peut influencer différents aspects du comportement et de la santé équine.
L’étude a également analysé les concentrations plasmatiques de trazodone et de m-chlorophénylpipérazine (m-CPP), constatant que ces substances ont atteint des niveaux stables, avec un rapport d’accumulation spécifique.
En conclusion, cette étude met en évidence la capacité de la trazodone de constituer une option thérapeutique supplémentaire dans la prise en charge de certaines affections équines, en particulier pour la réduction de l’activité ambulatoire. Les résultats présentés ouvrent des perspectives prometteuses, mais il est important que la communauté vétérinaire continue de chercher et d’explorer comment cette substance peut bénéficier à la santé et au bien-être des chevaux dans différents contextes cliniques.
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